Extraits de presse

COMME SI ON SAVAIT DE QUOI ON PARLE QUAND ON PARLE DE L’AMOUR d’après les nouvelles de R.Caver

L’HUMANITÉ / 19 juillet 2016

L'HUMANITE MARDI 19 JUILLET 2016 pdf

 

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RADIO FRANCE INTERNATIONAL /18 Juillet 2016
“La danse des mots”, émission de Yvan Amar

Après un point du directeur du Festival d’Avignon sur l’édition 2016, l’équipe du Théâtre du Loup nous dit un mot sur le spectacle COMME SI ON SAVAIT DE QUOI ON PARLE QUAND ON PARLE DE L’AMOUR.

” Quand j’ai choisi ces textes qui parlent d’amour, ce n’était pas pour l’amour en soit, c’est un thème qui touche l’identité, l’être, l’existence… c’est cela qui m’intéresse, c’est d’avoir des personnages qui sont dans le vivant, et qui essayent de se construire et qui sont en manque d’identité et d’existence et et l’affrontement est bien là dessus,  à un moment donnée lorsque la fatigue s’installe dans le couple…” 

LE PODCAST

(début de l’interview à 15′ )

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FRANCE 3 RÉGION /
Interwiew d’Yvon Lapous et extraits du spectacle Comme si on savait de quoi on parle quand on parle de l’amour au Quai à Angers.
“Parler du couple, c’est parler du monde aussi, c’est le lieu des peurs, des fantasmes, mais aussi des rapports de force, c’est un apprentissage étonnant le couple, il est forcement relié au monde (…) “ _Yvon Lapous

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NOTES DE ZOOLOGIE d’après les textes d’Henri Michaux

A l’occasion de l’ouverture des 9e Rencontres littéraires européennes belges francophones, le comédien nantais Yvon Lapous interprète « Notes de zoologie » d’Henri Michaux les 21, 22 et 23 novembre à la Chapelle du Grand T.
Presse Océan : Que représente Henri Michaux ?
Yvon Lapous, comédien: « Henri Michaux fait partie de ces auteurs que l’on découvre à l’adolescence (comme Kafka, Beckett…) et qui ne vous lâchent pas. Une écriture extrêmement précise et acérée et qui vient travailler nos peurs et nos obsessions mais avec les gestes élégants de l’humour qui rend la vie tout à fait possible. Cet endroit de la littérature qui vous sauve quelque part. Une matière sombre aux éclats lumineux ».
En quoi consiste ces « notes de zoologie » ?
« Mes désirs sont allés vers la présence animale, bestiale dans son œuvre. Animaux du dedans alimentés par la fantaisie, la fièvre ou le cauchemar  ».
A quoi doit s’attendre le spectateur sur scène ?
«J’ai engagé dans cette aventure Florence Bourgès et Marilyn Leray qui m’accompagnaient cet été à Avignon avec notre création « Impossibles Rencontres » de Peter Asmussen. Ca ressemblera à un espace de jeu où les textes s’organisent sans être dénaturés, une sorte d’atelier laboratoire.
Les Rencontres littéraires offrent un endroit de liberté et de prise de risque assez rare de nos jours. ».

Recueillis par Stéphane Pajot

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IMPOSSIBLES RENCONTRES de Peter Asmussen

LA PROVENCE / 21 juillet 2013

Impossibles Rencontres ***
Un homme, une femme nous racontent l’impossibilité du couple, l’usure du temps. En de courtes saynètes tragi-comiques, ils explorent les situations : retrouvailles, séparation, trahison…les illusions s’effondrent. Les histoires, a priori indépendantes se rejoignent, entrent en résonance.
Avec ce texte, Peter Asmussen a obtenu le titre de meilleur auteur danois en 2010. L’ironie des situations est soulignée par la mise en scène d’Yvon Lapous, les quelques accessoires décalés et la présence d’une animatrice énonçant les didascalies, sorte de maître de cérémonie. Le jeu des acteurs renforce ce sentiment de cruauté et d’incommunicabilité.
Marie-Claude BRETAGNOLLE

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REVUE-SPECTACLES.COM / 20 juillet 2013

De l’adaptation des plantes – fruits et légumes – cultivées en apesanteur afin d’allonger l’autonomie des stations spatiales, d’autant qu’il semblerait que les nuisibles ne puissent se développer dans ces conditions – mais ça reste à prouver…
… à l’étude des relations de couple – parce qu’il vaudra mieux qu’elles soient durables, même si dans l’espace on ne vous entend pas crier !
Eh bien, entre celles qui vous ont oublié quand vous ne les avez pas oubliées, celles qui se conduisent comme des s… quand ce n’est pas vous qui vous conduisez comme un… sado, celles qui vous trahissent quand ce n’est pas vous qui les trahissez, celles qui pensent à vous mais ferment les yeux pendant l’amour quand vous pensez à d’autres – mais qui leur ressemblent, celles qui vous attendent quand ce n’est pas vous qui les attendez, celles qui planifient un avenir avec vous puis se rendent compte que la souffrance n’en vaut pas la peine et préfèrent rester seules…
… l’avenir spatio-conjugal de l’homme n’est pas mieux assuré !
Jean-Yves BERTRAND

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PRESSE-OCÉAN / 17 juillet 2013

Yvon Lapous, vieux loup de mer des planches de Nantes, ancien fondateur du théâtre la Chamaille à une épique époque « où l’on mangeait du riz complet et ou l’on vivait dans un grand dénuement » est de retour en Avignon. Au programme, «  Impossible rencontres », une création sur un texte de  Peter Asmussen, qu’il a réussi à produire au Grenier à Sel, la salle subventionnée par la région des Pays de Loire. « Avignon ? J’y viens depuis 40 ans », sourit le comédien qui pose (sur notre photo) avec  Florence Bourgès et Marylin Leray, les deux comédiennes qui jouent dans cette pièce qu’ils résument ainsi : « Que reste-il de nos amours ? Morceaux de corps, détails intimes, instants heureux, malheureux que la mémoire réaménage en boucles obsessionnelles ». « Impossibles rencontres » touche en effet à l’intime et chacun y verra un morceau de lui, une bribe d’existence amoureuse ou non pointée du doigt, au coeur de ce grand maelstrom qu’est la vie.
Stéphane PAJOT 

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OUEST FRANCE/ 24 novembre 2012
(Première approche d’Impossibles rencontres)

Après le succès du « Voyage d’Alice en Suisse », récompensé au festival off d’Avignon, le Théâtre du Loup met en chantier « Impossibles rencontres », du Danois Peter Asmussen. Dans cette pièce (montrée récemment en lecture), se côtoient amour et haine, dans un face-à-face glacé et brûlant entre Yvon Lapous et Marilyn Leray. Nous sommes dans une chambre intime, intemporelle, impitoyable. Une vision du couple où les accessoires viennent apporter une sombre drôlerie. Ainsi la tapette à mouche, dérisoire instrument pour chasser les ombres.
Lapous a brisé la glace avec le texte d’Asmussen, dont la proximité avec l’univers de Lars Von Trier (il a co-scénarisé Breaking the waves) dit assez qu’il ne faudra pas s’attendre à une bluette sentimentale.
Daniel MORVAN

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OUEST FRANCE/ 21 novembre 2012

Yvon Lapous teste les “Impossibles rencontres” de Peter Asmussen

Après le succès du Voyage d’Alice en Suisse du suisse Lukas Bärfuss, récompensé par l’Adami au festival off d’Avignon, Yvon Lapous répond à nouveau à une commande du festival Impressions d’Europe ( autour de la littérature nordique ). Une première mise en espace à la chapelle du Grand T a permis de découvrir l’ébauche de ce que sera “Impossibles rencontres”, de l’auteur danois Peter Asmussen. Après la thématique du suicide abordée dans Le Voyage d’Alice, le Théâtre du Loup traite cette fois du couple. Aucun rapport entre les deux sujets, dira-t-on, en dehors de la cruauté de la confrontation avec la mort et le vide.
Dans cette pièce inédite se côtoient amour et haine, à travers le face à face glacé et brûlant entre Yvon Lapous et Marilyn Leray. Il s’agissait d’une mise en espace, mais dans dispositif moins janséniste que celui de la simple lecture dramatisée, avec chaises, table, ampoule au plafond (source d’électrocutions possibles) et décor de fond translucide. L’intérêt de l’exercice est pour le spectateur double : il mesure tout ce qui sépare un texte d’une mise en scène, et voit apparaître les images possibles, qui donneront chair et vie à la pièce. Nous sommes dans une chambre intime, abstraite, intemporelle, impitoyable. Une vision du couple où Clint Eastwood viendrait seconder Beckett, et où les accessoires venant apporter une sorte d’humanité dérisoire et cruelle : la tapette à mouche qui cristallise l’hystérie du veuf récent, après qu’il a recouvert l’aimée de son linceul. La poire à eau, élément de trucage pour illustrer l’incontinence d’un vieux mari sur qui se concentrent les tirs de la femme acariâtre. La corde rouge qui sert à ficeler l’épouse.
Aucun doute, Lapous a brisé la glace avec le texte d’Asmussen, dont la proximité avec l’univers de Lars Von Trier ( il a co-scénarisé Breaking The Wave) dit assez qu’il ne faudra pas s’attendre à une bluette sentimentale.
Daniel MORVAN

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LE VOYAGE D’ALICE EN SUISSE
De Lukas Bärfuss

Interview d’Yvon Lapous et de Marilyn Leray à l’occasion de remise du prix Adami 2011 dans le cadre du festival OFF Avignon 2011

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TÉLÉRAMA / 7 septembre 2011

« Le Voyage d’Alice en Suisse du suisse Lukas Bärfuss, fut un succès du dernier festival off d’Avignon,
récompensé par l’Adami. (…) L’oeuvre du dramaturge de 40 ans, déjà célèbré à l’étranger, est connu
pour y aborder les situations radicales, les problèmes de société aïgus, le tout dans une langue sèche
et sans joliesse. On n’aura pas été déçu par son thème : comment des malades sans espoir ou en
phase terminale, comment des abîmés et dégoûtés de la vie viennent trouver une mort choisie dans
le petit appartement d’un médecin suisse, prêt à tout pour les aider à en finir avec dignité. (…) Le
sujet est évidemment fort, traité sans pathos, interprété avec justesse. (…) Du théâtre quasi
documentaire, qui pousse à des réflexions, qui entraînent au-delà de soi et du quotidien, par delà le
royaume des vivants signifié d’un simple trait sur le plateau. Et sans doute fallait-il ce découpage
quasi-cinématographique pour supporter le tragique nu, dépouillé à l’os, de ces êtres qui choisissent
de quitter la route. »

Fabienne PASCAUD

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HORS-SERIE – LA TERRASSE  / Juillet 2011
Entretien / Yvon Lapous : Propos recuillis par Eric DEMAY

S’il est un thème rarement abordé au théâtre, c’est bien celui de l’euthanasie. A partir d’un texte du contemporain suisse Lukas Bärfuss, adepte de l’humour provocateur, Yvon Lapous relève le gant pour un spectacle qui donne à penser autant qu’à rire. En montant ce texte, après Blier ou encore Thomas Bernard, on peut dire que vous êtes un adepte de l’humour noir ?
– Yvon Lapous : J’ai toujours apprécié les grands pessimistes comme Kafka ou Beckett. En fait, ce que j’aime c’est quand il y a une contrepartie à l’humour. Mais ma référence par dessus tout, c’est Harold Pinter qui propose un théâtre qui ressemble à l’expérience humaine, où la dureté et l’humour vont au delà des principes psychologiques.

Que raconte ce Voyage d’Alice en Suisse ?

Y-L : C’est un texte qui fonctionne sur la rapidité : 24 séquences s’enchainent en moins d’une heure vingt. Son sous-titre dit bien ce qu’il raconte : « scène de la vie de l’euthanasiste Gustav Strom ». Ce Strom est un médecin suisse qui pratique couramment l’euthanasie et voit débarquer chez lui quelques patients : parmi eux, un anglais qu’on comprend sans comprendre, comme s’il se cachait derrière un rideau de mots, qui est physiquement malade, et Alice qui, elle, souffre mentalement d’être au monde – qui d’une certaine manière est bipolaire – et va demander une assistance au suicide.

Ce spectacle pose-t-il la question de la légitimité de l’euthanasie ?

Y-L : Ce n’est pas son objectif même si Bärfuss l’a écrit en constatant que la Suisse, qui autorise l’euthanasie, risquait de devenir le mouroir de l’Europe. En fait, le cas d’Alice devient vite délirant et le spectacle, qui commence avec un exposé clinique du problème, rentre ensuite dans une véritable fiction théâtrale.

Le thème devient une porte ouverte vers l’humour et la cocasserie. C’est ce qui vous a séduit ?

Y-L : J’aime dans ce texte l’habile équilibre entre implicite et explicite, l’alternance entre des dialogues vifs et des plages plus introspectives, le suspens autour du devenir d’Alice et cette arrivée progressive du sentiment qui fait que ce qui paraissait simple redevient compliqué.

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LA SCÈNE N°61 / Été 2011

« Alice projette de se rendre en Suisse. Non pour apprécier la beauté des paysages mais pour y effectuer ce qui sera son ultime voyage, accompagnée par un médecin qui aide les personnes qui le désirent à mourir. Sujet de société âpre, qui revient régulièrement sous les feux de l’actualité et suscite des controverses, l’euthanasie ne laisse a priori aucune place à l’humour et encore moins à la gaieté. Contournant grâce à la fiction théâtrale l’écueil du débat austère et douloureux, Lukas Bärfuss fait le quadruple parti de la réflexion, de l’émotion, du rire et de la tendresse. En s’intéressant aux bouleversements qu’une telle décision provoque chez le patient, sa famille et le médecin, il pousse ses protagonistes dans des retranchements aussi émouvants qu’absurdes. Et nous renvoie à nos propres peurs, petites lâchetés et égoïsmes. Montée pour la première fois en France, cette pièce offre l’occasion de découvrir l’imaginaire et l’écriture singulière de ce jeune dramaturge suisse qui figure aujourd’hui parmi les auteurs les plus joués dans les pays germanophones. »

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L’HUMANITÉ / 18 Juillet 2011

Réflexion sur la mort volontaire Yvon Lapous met en scène Le Voyage d’Alice en Suisse, texte d’un jeune auteur suisse Lukas Bärfuss sur l’euthanasie, un thème peu fréquent sur scène et pour cause. Tout est blanc. Un ruban sépare le cabinet-maison du médecin du reste du plateau où déambulent Alice qui veut mourir, sa mère et un Anglais au baragouin incompréhensible, qui veut mourir lui aussi… C’est rythmé en vingt-quatre séquences rapides, bien tenues, au cours desquelles la question de la mort volontaire est envisagée sous tous ses angles. L’humour n’est pas absent, c’est un peu inattendu. Alice, par exemple, à quelques heures de sa mort, est prise d’une envie de sandwich au poisson! Quant au docteur, radié de l’ordre des médecins, incapable de se procurer les médicaments adéquats, il invente une technique de mort par autoétouffement à l’aide d’un sac en plastique Albal pour congélateur! Un spectacle qui néanmoins ne manque pas de souffle.
Muriel STEINMETZ

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FRAGIL / 20 novembre 2011

« À travers la mise en espace du Voyage d’Alice en Suisse, le Théâtre du Loup nous fait découvrir Lukas Bärfuss, auteur suisse en plein essor dont il est précieux de découvrir le travail. Bärfuss nous propulse dans le cabinet du Dr Strom, à la rencontre d’un tout petit cercle de protagonistes concernés par la démarche de l’euthanasie : le médecin, son assistante, quelques patients, la mère d’une patiente, le propriétaire de l’appartement. Cette forme théâtrale objective les montre en situation, aux prises avec les détails pratiques et les mentions légales, sans jamais verser dans l’analyse psychologique. Au contraire, l’auteur n’hésite pas à faire ressortir l’humour de ces circonstances extrêmes.(…) Le Théâtre du Loup aborde ce texte sans artifices. Sur le sol de l’atelier, un ruban de chantier orange et blanc dessine une frontière : celle de la Suisse, au-delà de laquelle l’euthanasie est légale. Est-ce là une frontière entre les vivants et les déjà-morts, une limite de courtoisie qui garantit la discrétion aux patients du docteur Strom ? Un peu tout ça à la fois. Le théâtre de Lukas Bärfuss aborde de plein fouet le présent et ses tabous. »
Emilie ROY

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OUEST-FRANCE / 04 novembre 2011

« (…) Le propos, décliné en vingt-quatre séquences rapides où se croisent six comédiens, dérive rapidement vers l’irrationnel, l’absurde, l’humour. “Très vite l’auteur lance des pistes vers l’imaginaire et l’ironie. C’est cela qui m’a plu, cette zone de doute et d’incroyance” pré- cise Yvon Lapous. »
Isabelle LABARRE

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PULSOMATIC / NOVEMBRE 2011

Portrait d’une génération : Yvon Lapous par Hervé Guilloteau

Yvon Lapous est la seule personne à Nantes à qui j’ai demandé du boulot. Dans le théâtre, j’entends. Parce que sinon, j’ai exercé deux semaines au CHU et trois jours chez Saulnier Duval alors que j’avais envoyé au moins mille CV. C’est surtout au Crédit Mutuel que j’en veux. Yvon m’a engagé sur Les Mains sales de Jean-Paul Sartre. Je jouais un gros bras sans cerveau qui assure la protection d’un patron de la résistance. C’était une aventure géniale. Le petit milieu qui ne pète jamais s’interrogea sur le choix d’Yvon. « Pourquoi monte-il ça, gnagnagna ? ». Ce fut un succès et un très beau spectacle. En 2000, il était encore possible de jouer deux semaines complètes à Nantes. Et même deux soirs de suite à Sablé-sur-Sartre. C’est vous dire. Avant d’entrer dans les terribles années David Bobée. Acteur, Yvon a accepté de jouer dans Ma petite jeune fille, mon premier spectacle en collaboration avec Rémi de Vos, créé au centre dramatique de Lorient. Il y interprétait le maire gauche catho d’un village. Et finissait par péter les plombs face à une bande de crétins trentenaires régressifs. « Ma bite ! Mon cul ! Mes couilles ! », ses dernières répliques avant de quitter le plateau. Il était effrayant. Peu de gens ont compris cette pièce.
Vonvon ! IL EST VIVANT CE BATARD ! Allez voir ses spectacles ! Parce que ça le vaut bien même si c’est assez cher !
Hervé GUILLOTEAU

Publié dans le Pulsomatic Nantes
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LES LARMES AMERES DE PETRA VON KANT de R.W. Fassbinder

OUEST-FRANCE / 30 janvier 2010

Lapous n’est pas frileux. Après Buffet froid, le metteur en scène s’attaque à un nouveau monument du cinéma avec le Théâtre du Loup : Les Larmes amères de Petra von Kant, écrit originellement pour le théâtre par Fassbinder en 1971.(…) Yvon Lapous n’a construit sa pièce qu’avec des actrices, six, facettes antagonistes mais complémentaires de la femme, de la jeune fille à la grand-mère. Il a confié à la comédienne Marylin Leray le rôle maître et maîtresse de Petra, incarnée au cinéma par Hanna Shygulla. La pièce prend du corps au fur et à mesure que Petra va mal. Car la douleur, la haine, la rage, la souffrance… sont des sentiments qui vont bien à l’actrice. Elle se relève et soulève la pièce.
Véronique ESCOLANO

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WIK NANTES / du 20 janvier au 2 février 2010

A l’origine une pièce et un film de Rainer Werner Fassbinder. La trajectoire d’une femme indépendante, forte et pourtant tellement vulnérable. Une exploration implacable des rapports intimes et des rapports de pouvoir. Une liaison douloureuse. Le nantais Yvon Lapous, fondateur du Théâtre du Loup, réunit un cercle d’actrices et met en scène six personnages, six femmes, pour une confrontation dévorante, dont nulle ne sortira intacte. Un théâtre de l’amour de la cruauté.

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BUFFET FROID de Bertrand Blier

OUEST-FRANCE / Jeudi 22 novembre 2007

Buffet froid façon Lapous : cadavres exquis. Le metteur en scène Yvon Lapous s’est lancé avec son Théâtre du Loup dans l’adaptation au théâtre de Buffet froid, film de Bertand Blier de 1979. Le pari était osé car le morceau est de choix, quasi-culte par ses répliques et les monstres qui l’incarnent : Depardieu, Bernard Blier et Jean Carmet. Le pari est réussi. Yvon Lapous et son équipe tirent la nappe de ce Buffet aux planches sans casse et sans tomber dans un pâle pastis (!). (…) Les scènes d’absurde absolu ou d’hystérie totale se succèdent dans un montage rapide et fluide… (…) On rit beaucoup. Parce que la chose n’est pas si fréquente au théâtre, elle mérite d’être soulignée. Sous couvert certes d’une adaptation d’un Buffet froid originel exemplaire, Lapous nous rappelle qu’on peut bel et bien rire « populaire » et « intelligent » au théâtre.
Véronique Escolano

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PRESSE OCÉAN / Jeudi 22 novembre 2007

Un savoureux huis-clos. La pièce mitonnée par le Théâtre du Loup est un régal.
Françoise Refloc’h

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NANTES POCHE  N° 1498 / Du 27/11 au 04/12/07

L’adaptation est réussie, car elle respecte le surréalisme du texte. Les dialogues sont incisifs, fulgurants. Les scénettes, courtes, rythmées, reprennent les temps forts de l’histoire. (…) «On est toujours en visite, tu crois que ça vaut la peine d’enlever son manteau » ? En tout cas, ce soir, ça valait la peine d’enlever son manteau, et de venir au Théâtre Universitaire !
Dominique Guillemin

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LE FAISEUR DE THÉÂTRE de Thomas Bernhard

PIL’ / du 16 au 22/11/2005

Remarquable comédien, Lapous peut ici se régaler. Il « est » le faiseur de théâtre. Les autres, hôtelier, femme, fille et fils… ne sont là que pour le porter à aller au bout de lui-même. L’écueil de l’entreprise pouvait être, pour ces seconds rôles, de compenser par le geste ce que le texte ne leur donnait pas. Malgré l’omniprésence de Bruscon, ils parviennent pourtant à exister vraiment. Dans une mise en scène d’une belle sobriété, Lapous nous rappelle son amour du texte. Ce n’est pas le moindre de ses mérites que de nous en ramener quelques-uns en mémoire.(…)
Vincent Braud 

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NANTES POCHE / Du 09 au 16/11/05
Le Théâtre du Loup, avec une très grande justesse, nous peint toutes les subtilités du texte d’un humour décapant !(…). Une pièce qui vous fait oublier le temps qui passe et vous surprend à en demander encore.
Johann Fleuri

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