Le Voyage d’Alice en Suisse

De Lukas Bärfuss
M.e.s Yvon Lapous 

LE  PROPOS

Un si beau pays. La Suisse.
Alice projette d’y faire un voyage.Pourtant, le voyage qu’Alice prévoit d’accomplir chez nos voisins helvétiques n’a rien d’un circuit touristique. Lasse de souffrir, la jeune femme a pris rendez-vous avec le docteur Strom, médecin spécialisé dans l’aide aux personnes souhaitant mettre fin à leurs jours.
Couronné par le Prix Adami 2011 lors du festival off d’Avignon, ce spectacle traite d’un thème grave, tout en déjouant les pièges du pathos et du sentimentalisme.
Lukas Bärfuss évite le débat austère en interrogeant nos peurs, nos petites lâchetés et nos égoïsmes, tout en s’amusant à pousser les protagonistes dans des retranchements aussi émouvants qu’absurdes.
S’entremêlent alors les destins d’un médecin euthanasiste, de patients, d’une mère et d’une assistante.
Nous voyons des êtres humains affronter tout simplement l’idée de leur fin, sans cacher leur peur, mais sans forfanterie.
Ainsi, Alice, bien décidée à mourir, découvre soudain un appétit formidable de vivre, où chaque instants de vie à une nouvelle saveur, celle de la dernière fois.
John l’Anglais, lui, vient jusqu’en Suisse pour en finir, mais s’enfuit à chaque fois face à ce choix de mettre fin  à sa vie.
Et Gustav Strom, le médecin euthanasiste, qui, ayant été radié de l’ordre des médecins, met au point un mode d’étouffement par utilisation d’un sac plastique de typa Albal Top pour congélateur.
Suicide, meurtre, non-assistance à personne en danger, les cas d’euthanasie défraient de manière récurrente les chroniques. C’est que le problème est délicat, c’est un terrain fortement émotionnel où la raison s’égare. Mettre fin à sa vie pose de façon radicale le problème de la liberté individuelle (le droit inaliénable à disposer de sa vie et donc de sa mort) et de la responsabilité collective (jusqu’où doit-on ou peut-on légiférer ?).

L’AUTEUR – LUKAS BÄRFUSS

Né le 30 décembre 1971 à Thune près de Berne, en Suisse.
Après l’école obligatoire, il a enchaîné différents petits métiers et a notamment été libraire. En 1997, à Zürich, il fonde avec le metteur en scène Samuel Schwarz le groupe de théâtre 400 asa, pour lequel il écrit ses premières pièces.
L’un des auteurs les plus joués dans les pays germanophones, il est élu meilleur jeune dramaturge de l’année par la revue allemande “Theater Heute” pour Les névroses sexuelles de nos parents en 2003. La pièce est montée en français par Bruno Bayen au Théâtre Vidy-Lausanne en 2004.
Lukas Bärfuss publie son premier roman Les hommes morts chez Suhrkampf en 2002 (traduit par Bruno Bayen, chez Mercure de France en 2006). En 2005, il est élu auteur dramatique de l’année à l’occasion des Journées Théâtrales de Mülheim.
Durant la saison 2008-2009, les pièces de Lukas Bärfuss ont été créées à Hambourg, Toronto, Santiago du Chili, Lausanne, Belgrade, New-York…
Par une écriture radicale, l’œuvre de Lukas Bärfuss aborde des problèmes de société sans donner de solutions : « je n’ai pas de réponse, je n’ai que des questions », dit-il. Il excelle à représenter les questionnements et les contradictions de ses personnages, sans les ridiculiser – même si ses textes assument parfois une dimension cocasse – ni les trahir.
“Mes personnages ont souvent une vision utopique du monde. Ils veulent la soumettre à leur propre réalité, qui n’est pas forcément celle de leur entourage. D’où les mésententes”. L. Bärfuss
“Les imaginaires caractéristiques de ses textes et la prégnance de la langue de Bärfuss font de lui un poète parmi les dramaturges. Ce qui en outre distingue ses pièces : elles décrivent sans pédanterie les impasses sociétales et sans voyeurisme les abîmes humains.”  Die Welt

Ses pièces Les névroses sexuelles de nos parents, L’amour en quatre tableaux, Le test, Le bus, Malaga, Parcival, Pétrole, Le Voyage d’Alice en Suisse, sont publiées aux Éditions de l’Arche.

Lukas Bärfuss    >    Son parcours en quelques dates
1997 – Travaille comme dramaturge indépendant, écrivain en prose et écrivain de théâtre à Zürich
1998 – Bourse de la Fondation Lydia Eymann, Langenthal
2000 – Prix d’encouragement ZKB pour la pièce Medeää. 214 descriptions d’images
2001 – Prix de la culture de la ville de Thune
2002 – Distinction littéraire de la ville de Berne. Distinction culturelle de la ville de Zurich
2003 – Prix du livre du Canton de Berne
Élu jeune dramaturge de l’année par les critiques de la revue “Theater Heute”.
2005 – Prix du dramaturge de Mülheim
2007 – Le Spycher, prix de littérature de Loèche
2008 – Prix Anna Seghers partagé avec Alejandra Costamagna
2009 – Prix Mara Cassen
Prix Schiller décerné par la fondation Schiller de la Suisse pour Hundert Tage
Prix de la paix Eric Maria Remarque (Prix secondaire) pour Hundert Tage
2010 – Prix Hans Fallada de la cité de Neumünster

LA DISTRIBUTION
Yvon Lapous (Docteur Gustav Strom)
Marilyn Leray (Alice Gallo)
Florence Bourgès (Eva)
Nigel Hollidge (John)
Bertrand Ducher ( Walter)
Yvette Poirier (Lotte /Colette Gallo)
Régie lumière / Thierry Mathieu

Traduction Terje Sinding / L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté
Administratrice Valérie Ragueneau / Chargée de production Christelle Guillotin

Durée : 120 min
Production  Théâtre du Loup
Avec le soutien de : ” Impressions d’Europe »
Remerciements au Grand T à Nantes, scène conventionnée de Loire Atlantique.
La compagnie est subventionnée par Le Conseil Régional des Pays de la Loire, Le Conseil Général de Loire-Atlantique, la ville de Nantes.

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